Les techniques d'extraction de l'or

On dénombre principalement trois techniques d'extraction de l'or : la cyanuration, l’amalgamation et la gravitation.  La première est la méthode d’extraction fondée sur la solubilité de l’or. Cette propriété apparait lorsque l'on soumet le métal précieux à une solution de cyanure de sodium diluée. Des normes sévères de manipulation sont posées dans le cadre de l’utilisation de ce produit hautement toxique. Un concassage fin du minerai est requis en préalable à cette technique. On verse alors cette moulure dans une quantité suffisante de solution. Le mélange liquide passe au filtre en vue d’une désoxygénation. De la poussière de zinc est ajoutée à cette solution pour créer un processus de précipitation qui va condenser l’or au fond de la cuve. Une nouvelle filtration permet de récupérer cette quantité de métal précieux. L’opération est renouvelée sur d’autres volumes de minerai et l’ensemble des métaux récupérés est fondu pour être condensé sous forme de barres.

L’amalgamation fait appel à une autre propriété de l’or. Mis en présence du mercure, le métal précieux a tendance à se mélanger. L’amalgame ainsi formé est ensuite passé au four. A haute température, le mercure se détache de l’or. Ce procédé connait des limites, notamment au niveau du taux de récupération qui n'approche que les 60%. En effet, seul le mercure se dissocie, mais d'autres métaux peuvent rester collés à la masse aurifère. L'autre inconvénient de l'amalgamation est ensuite d’ordre sanitaire et écologique. La toxicité du mercure sur la flore et la faune impose une grande prudence quant aux quantités utilisées. Le procédé n’en reste pas moins courante chez les petits exploitants d’Afrique et d’Amazonie. Ces derniers ne mesurent pas toujours bien l'impact sur la santé. Enfin, la gravitation met en avant la différence de densité entre l’or et les autres matières utilisées pour cette technique. Cette méthode s’applique plus volontiers pour les derniers extraits qui persistent à l’extraction après l'utilisation des autres techniques. C’est d'ailleurs le processus adopté par les orpailleurs en lavant les sables aurifères des alluvions. La force du cours d’eau favorise la condensation des masses les plus aurifères.

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